La petite Thérèse

  Sœur Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face : notre grande sœur du ciel                 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face (née Thérèse Martin  à Alençon le 2 Janvier 1873, morte à Lisieux le 30 septembre 1897), est une sœur carmélite canonisée en 1925. Elle a été déclarée Docteur de l'Église le 19 octobre 1997 par Jean-Paul II. Morte tuberculeuse en 1897, elle laisse une relation littéraire de ses expériences mystiques. 


Son père, Louis Martin, était horloger et sa mère, Zélie-Marie Guérin, dentellière, tous les deux de la plus grande piété. Louis aurait voulu devenir moine, mais son ignorance du latin l’en avait empêché.

 

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Zélie-Marie avait voulu entrer au couvent, mais on lui avait répondu qu’elle n’avait pas la vocation. Aussi avait-elle juré que, si elle se mariait, elle donnerait tous ses enfants à l'Église. Louis et Zélie-Marie se rencontrèrent en 1858 et se marièrent trois mois plus tard, tout en ayant décidé de vivre comme frère et sœur dans une continence perpétuelle.

Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils eurent neuf enfants, mais seules cinq filles : Marie, Pauline, Léonie, Céline et Thérèse, parvinrent à l'âge adulte; la famille était sujette à la tuberculose. Thérèse était la plus jeune ; c'est elle qui devait devenir en religion « Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face ». Ses quatre sœurs furent toutes religieuses :

·                         Marie, née le 22/2/1860, carmélite à Lisieux, morte  en 1940 (sœur Marie du Sacré-Cœur)

·                         Pauline, née le 7/9/1861, carmélite à Lisieux, morte en 1951 (Mère Agnès de Jésus)

·                         Léonie, née le 3/6/1863, visitandine, morte en1941, (sœur Françoise-Thérèse)

·                         Céline, née le 28/4/1869, carmélite à Lisieux, morte en 1959 (sœur Geneviève de la Sainte-Face).             

          Lorsque Thérèse eut quatre ans, sa mère mourut du cancer à Alençon. La famille s’installa alors à Lisieux. Après l’entrée de sa sœur aînée dans les ordres, Thérèse tomba très malade. Elle passa près de la mort mais fut sauvée, selon elle par l’intercession de Notre-Dame-des-Victoires. Son éducation fut faite par les bénédictines de Lisieux. Quelques années après, à l'âge de 15 ans, elle se fit carmélite, après avoir vainement essayé d'obtenir une dérogation de Léon XIII qu’elle sollicita directement.   

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En 1896, elle fut atteinte de la tuberculose. Elle en mourut à 24 ans, laissant une autobiographie, L’Histoire d’une âme, que sa sœur et supérieure "mère Agnès" lui avait demandé de rédiger. Elle y dessinait ce qu’elle appelait la « petite voie », faite d’humilité et d’abandon à Dieu. 

À sa mort, elle était inconnue. Ses obsèques furent célébrées en présence d'une trentaine de personnes seulement. Lors de l’introduction de sa cause en béatification, le 10 juin 1914, la supérieure de son monastère exprima sa surprise. 

Néanmoins, elle fut béatifiée le 29 avril 1923 par Pie XI et canonisée le 17 mai 1925. Un pèlerinage se mit alors en place sur sa tombe ; son importance s'accrut si rapidement qu'il fallut trouver une solution à l'accueil des pèlerins : l'immense basilique de Lisieux fut édifiée à cet effet à partir de 1929.

Le 19 octobre 1997, Thérèse, patronne des Missions, fut proclamée docteur de l'Église par Jean-Paul II. Dans sa lettre apostolique Divini amoris scientia, il expliqua :« Dans les écrits de Thérèse de Lisieux, sans doute ne trouvons-nous pas, comme chez d’autres docteurs, une présentation scientifiquement organisée des choses de Dieu, mais nous pouvons y découvrir un témoignage éclairé de la foi qui, en accueillant d’un amour confiant la condescendance miséricordieuse de Dieu et le salut dans le Christ, révèle le mystère et la sainteté de l’Église. »                                                                                

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      Avant même sa canonisation, fut construit le premier monument mondial dédié à la petite Thérèse. Cette chapelle se trouve toujours au sein de l’ensemble scolaire Saint-François de Sales à Alençon ville natale de Thérèse.  Les parents de Sainte Thérèse ont été déclarés « vénérables » par Jean-Paul II le 26 mars 1994.         

Quelques citations de Thérèse :   

·                         « C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à   l’Amour»  

 ·                         - Que fais-tu ainsi? Il faudrait dormir?
               - Je ne puis pas, je souffre trop! Alors je prie...
               - Et que dis-tu à Jésus?
               - Je ne lui dis rien, je l'aime!  

·                         Aimer c'est tout donner et se donner soi-même! 

·                         Je ne meurs pas, j'entre dans la Vie! 

·                         C'est la prière, c'est le sacrifice qui font toute ma force. Ce sont mes armes invincibles!   

·                         Que me fait la mort ou la vie... Jésus ma joie c'est de t'aimer. Je n'ai plus aucun désir, si ce n'est celui d'aimer Jésus à la folie... de   l'aimer jusqu'à mourir d'amour!  

·                         Tout est grâce!   

·                         - Tu nous regardera d'en haut?  
              -  Non, je descendrai!!  

·                         Oui, je le sens, lorsque je suis charitable, c'est Jésus seul qui agit en moi.     

·                         Quel festin pourrait offrir une carmélite à ses sœurs si ce n'est un festin spirituel composé de charité aimable et joyeuse?  

·                         Quand j'ai envie de râler pendant un service, je me figure  que je sers la sainte famille..alors j'y mets tant d'amour! Le cœur débordant de tendresse!   

·                         Que je suis incapable de prier ou de pratiquer la vertu, c'est alors le moment de chercher des petites occasions, des riens qui font plaisir à Jésus, un sourire, une parole aimable alors que j'aurais envie de ne rien dire ou d'avoir l'air ennuyé... Je veux au moins lui dire que je l'aime, ce n'est pas difficile et ça entretient le feu!   ·                         Pour sanctifier chaque moment, il ne faut pas chercher à nous satisfaire, mais à satisfaire les autres!     - - - - - - - - - - -


Vivre d'Amour, c'est imiter Marie,
Baignant de pleurs, de parfums précieux,
Tes pieds divins, qu'elle baise ravie
Les essuyant avec ses longs cheveux...
Puis se levant, elle brise le vase
Ton Doux Visage elle embaume à son tour.
Moi, le parfum dont j'embaume ta Face
C'est mon Amour !...